1. Tesson — Blanc

2. Blanc — Extrait

Sylvain Tesson, Blanc —Gallimard 2022 (235 pages)

J’ai suivi Tesson dans ses nouvelles aventures. Il propose cette fois un périple au cœur des Alpes, dans des conditions extrêmes : grésil, tempêtes de neige, températures négatives. Pourquoi s’imposer des supplices pareils quand on pourrait rester tranquillement chez soi, au chaud ? — Question d’une casanière pusillanime.

« Il ne fallait pas prendre la succession des descentes et des montées, des vallées et des cols, des virages et des conversions pour une litanie punitive mais comme un exercice de reviviscence fondé sur la répétition. » — Réponse d’un aventurier audacieux.

Le mouvement serait-il le secret de la vitalité du corps et de l’esprit ? Selon Tesson, l’action libère du désespoir. Il skie pour ne pas subir. Subir, par exemple, les impératifs de l’ordre technique ou les contraintes imposées par la bureaucratie en période de Covid.

« Là est le luxe du raid. Ailleurs la mise sous presse de l’homme. »

Blanc est une ode à la liberté, un modèle de philosophie de vie. Tesson suit les pas des frères Remy (alpinistes célèbres) tout en récitant les poèmes de Rimbaud et de Nerval : pour atteindre les pics neigeux, il unit le corps et l’esprit, « il célèbre les noces de la plume et du piolet ».

Énergie et érudition sont les maîtres mots de cette nouvelle épopée grâce à laquelle nous voyons défiler les paysages enneigés d’Italie, de Suisse, d’Autriche et de Slovénie, tout en goûtant les réflexions sur l’art, la mythologie, la religion, la société proposées par un homme qui connaît l’histoire et la littérature aussi bien sinon mieux que le fond de ses poches. C’est revivifiant !

P.S. J’ai beaucoup aimé l’évocation des bibliothèques d’altitude présentée en extrait.

Jeanne Lerrante — 27/12/2022

S. Tesson — Petit traité…

Sylvain Tesson, Petit traité sur l’immensité du monde — Pocket (167 pages).

Tesson, voyageur impénitent, fait l’éloge du « voyage aventureux », une forme de nomadisme qu’il prend soin de distinguer, d’une part du nomadisme historique des peuples éleveurs, d’autre part et surtout des « tarentelles que dansent les néo-agités du XXIème siècle », ceux qui courent et vaquent en tous sens parce que « c’est en vogue ». Cette critique en bonne et due forme de la société qui valorise le mouvement m’a fait hurler de rire, moi la casanière assumée qui n’aime rien tant que contempler la mer depuis un coin préservé de l’humanité bruyante.

Si Tesson célèbre le mouvement, ce n’est pas n’importe lequel. C’est celui issu de l’art du « bien vagabonder », celui qui s’apprend en fréquentant les vagabonds romantiques allemands, les wanderer. « Ils traversaient l’Europe à pied avec l’insouciance de ceux qui ne savent pas dans quelle grange ils dormiront le soir mais s’en contrefoutent. » Le vagabond de Tesson éprouve le bonheur d’être en marche ou cul sur la selle, happé par le désir de découvrir l’immensité du monde. Il escalade les cathédrales après avoir lu Péguy qui « a écrit des ouvrages d’alpinisme gothique, des odes au vertige ».

Le texte est brillant, émaillé de références littéraires. Tesson confie ses émotions de voyageur, partage le secret d’un bivouac réussi et ses lectures sur l’errance, une errance qui l’a amené à découvrir la beauté de la Terre mais la laideur de l’Homme. Il livre des réflexions désabusées sur l’humanité.

« Je suis sorti des chemins humanistes, à la faveur de rencontres qui me dessillèrent les yeux et me désoperculèrent les oreilles. Lors de mes premiers voyages, je partais admirer le spectacle du monde et le rideau se leva sur l’universelle oppression de la moitié de l’humanité par l’autre. »

Tesson, wanderer mélancolique, envisage « de finir en cabane. Mais une cabane de rondins de bois, bien entendu. (…) Se replier dans la forêt (comme on se replie pendant la bataille) est une réponse satisfaisante à la laideur du réel. » Un vœu de réclusion qui contient sa part de poésie…

Jeanne Lerrante — 06/10/2022

1. La chevaucchée des steppes

Sylvain Tesson, Priscilla Telmon,

La chevauchée des steppes — Pocket (314 pages)

Sylvain Tesson et Priscilla Telmon racontent leur chevauchée au départ d’Amalty (Kazakhstan) jusqu’à la mer d’Aral, entre l’été et l’hiver 1999, un voyage de trois mille kilomètres à travers les cinq États en «stan» de l’ex URSS : Kazakhstan, Kirghizistan, Tadjikistan, Turménistan, Ouzbékistan.

Le récit est savoureux, riche d’anecdotes plus truculentes les unes que les autres. La description des paysages, toujours précise, jamais lassante, est enrichie de faits historiques et de précisions géopolitiques. La méthode des deux compères : aborder les pays traversés « livres en main », ainsi ils se révèlent « simultanément, en lecture et en nature ». Une bibliographie foisonnante figure d’ailleurs à la fin de l’ouvrage.

À Boukhara : « Nous allons sur nos montures anachroniques, animés par l’illusion de retrouver dans le visage de la ville nouvelle quelques-uns de ses traits antiques décrits dans les vieux livres.»

Promenades livresques, randonnées équestres nous entrainent d’enchantements en déceptions car si l’aventure est source de belles rencontres elle comporte aussi son lot de dangers et de désagréments.

« Il suffit d’un pas pour entrer dans un autre univers… ». Il suffit aussi d’un livre ! J’ai effectué un beau voyage aux côtés de ces deux cavaliers intrépides. Ils m’ont permis de découvrir des contrées où je n’irais probablement jamais. J’ai gouté avec eux « les rigueurs du chemin et les délices de la halte ». J’ai aimé la complicité nouée jour après jour avec les trois chevaux acquis sur place pour effectuer le périple : Ouroz, Boris et Bucéphale (le livre leur est dédié…). J’ai apprécié le regard tantôt émerveillé tantôt sans concession porté sur les pays traversés. Cette vision équilibrée entre le bon et le mauvais, le plaisir et les contraintes, m’entraîne sans que je puisse expliquer pourquoi à paraphraser Maupassant : un voyage, voyez-vous, ça n’est jamais si bon ni si mauvais qu’on croit…

Jeanne Lerrante — 15/08/2022

Vol de nuit

Antoine de Saint Exupéry, Vol de nuit — Folio (188 pages) — Préface de A. Gide

@richard_78370 propose un diorama sur Saint Exupéry, je lis Vol de nuit. Le titre de ce livre me rappelle un parfum créé par Guerlain en 1933, un parfum hommage, un parfum qui exhale le courage des pilotes de l’Aéropostale, un parfum qui m’a été offert il y a longtemps, je ne me souviens plus à quelle occasion, je me souviens seulement qu’il m’a donné l’envie de lire Vol de nuit dans des effluves de jonquille mêlés de cuir.

« La nuit est riche, pleine de parfums, d’agneaux endormis et de fleurs qui n’ont pas encore de couleurs. »

L’Amérique du sud, les années 1920, les débuts de l’aviation commerciale, la bataille livrée par l’Aéropostale pour la conquête de la nuit, un homme (Rivière) mène cette bataille : « C’est pour nous (…) une question de vie ou de mort, puisque nous perdons, chaque nuit, l’avance gagnée, pendant le jour, sur les chemins de fer et les navires. » Le challenge est lancé : voler de nuit et faire de l’aviation le moyen le plus rapide pour acheminer le courrier. Des hommes sont prêts à relever le défi, des hommes prêts à partir à l’aventure au péril de leur vie, des héros qui se réalisent dans l’accomplissement de leur mission.

Nous suivons un bout de vie du pilote Fabien, jeune marié, en charge du courrier de Patagonie. Cette nuit-là, l’affaire se présente mal, il se trouve piégé au cœur d’une tempête qui l’éloigne à jamais de sa bien-aimée.

« Il aurait pu lutter encore, tenter sa chance : il n’y a pas de fatalité extérieure. Mais il y a une fatalité intérieure : vient une minute où l’on se découvre vulnérable ; alors les fautes vous attirent comme un vertige. »

Fabien est-il victime du fatum à l’image des héros de la mythologie ? Quel est le sens de son sacrifice ? Saint Exupéry valorise l’action, celle qui pousse au courage et au dépassement de soi, l’intérêt individuel sacrifié au profit de l’intérêt collectif. J’ai surtout pensé à l’épouse du pilote, seule dans ce monde d’hommes.

« Cette femme parlait elle aussi au nom d’un monde absolu et de ses devoirs et de ses droits. » J’ai eu mal pour elle. J’ai peine à admettre qu’il existe « un devoir plus grand que celui d’aimer ».

Jeanne Lerrante — 05/05/2022

L'Italie à la paresseuse

Henry Caley, L'Italie à la paresseuse — Editions Le Dilettante

Un coup de ♥️!


🇮🇹 Un ami de Rome demande au narrateur de rallier Padoue de toute urgence pour représenter la presse française à un congrès international du « gaz combustible ». Le soir même, il monte dans une voiture du Simplon-Orient-Express, direction la Suisse puis l’Italie pour un périple hors des sentiers battus qui l’amène à Venise, Padoue et Rome. Il nous montre l’Italie sous un angle inattendu, car au lieu de visiter les sites à haut potentiel culturel dont le pays regorge, il préfère suivre son ami dans des lieux improbables, sans doute plus en adéquation avec leurs désirs et leurs occupations du moment. C’est ainsi qu’à Rome, il vivra des soirées exaltantes au cynodrome de l’Hirondelle, découvrira les vertus du Sartisoda, les inconvénients des Vespa, avant de rejoindre son hôtel où la fenêtre donne sur le Panthéon, ce qui lui permet d’assister au ballet des cars de vacanciers et d’égratigner au passage le tourisme de masse. « Des femmes, des hommes, des enfants s’agglutinaient avec une sorte de voracité sur un cornac qui ne commençait pas son exposé avant d’avoir rameuté son troupeau. »

L’Italie à la paresseuse raconte une suite de « petits faits vrais », maints détails savoureux loin des clichés d’usage et des monuments historiques. C’est frais, ça pétille comme un verre de Prosecco et c’est souvent très drôle. Muni de ce journal de voyage, vous découvrirez un visage inédit de l’Italie.

Henry Calet est un auteur qui semble aux oubliettes de la littérature. C’est dommage ! Sa verve, son humour, sa malice mériteraient davantage de considération.
L’Italie à la paresseuse est un de mes livres de chevet. Je le relis chaque été avec un enthousiasme intact. Le regard que porte H. Calet sur les déplacements est caustique. « Ce qui rend les voyages à peu près inutiles, c’est que l’on se déplace toujours avec soi, avec les mêmes pensées, le même passé, les mêmes ennuis, le même tour d’esprit, les mêmes appréciations sur les choses et les gens. Où que l’on se trouve, on n’est jamais seul. »
Et oui, où que l’on parte on part avec soi…


Jeanne Lerrante — 30/07/2021

H. Caley

TESSON-L'axe du loup

Sylvain TESSON, L’énergie vagabonde — L’axe du loup. De la Sibérie à l’Inde, sur les pas des évadés du Goulag, éditions Robert Laffont, collection Bouquins

L’énergie vagabonde est un recueil de récits d’aventure, journaux et aphorismes de Sylvain Tesson. Les éditions Robert Laffont offrent là un beau cadeau aux admirateurs de l’écrivain. Ils pourront ainsi lire et relire les mots de celui qui suscite leur enthousiasme, des mots chargés tantôt de sable tantôt de neige, des mots imprégnés de sueur et de poésie, des mots parfois teintés d’ironie mais choisis avec la justesse du sage et la précision du greffier.
J’ai élu le recueil fil rouge de mes lectures de 2021. Je l’ai étrenné avec un récit intitulé L’axe du loup. L’aventure débute avec le témoignage de Slavomir Rawicz, publié en 1956 sous le titre À marche forcée. Rawicz, officier polonais, fut arrêté pendant la Seconde guerre mondiale par le NKVD et déporté dans un goulag situé quelque part dans la Taïga de Iakoutie. Il s’évade six mois après son incarcération, cap au sud, vers les Indes. Or la direction traditionnelle des mouvements humains dans cette région du monde suit une ligne d’Ouest en Est ou inversement. Rawicz s’engage sur un itinéraire inusité, du Nord au Sud, emprunté par les évadés du Goulag et les bêtes traquées : « l’axe du loup ».

Soixante ans plus tard, Tesson suit les traces de Rawicz. Il arpente « les sentiers d’évasion qui sont des chemins de splendeur pour rendre hommage à (...) tous les défricheurs d’espace qui savent que s’arrêter c’est mourir ». J’ai arpenté à ses côtés les chemins de la liberté à pied, à vélo ou à cheval, de Iakoutsk à Calcutta. Tesson m’a transporté par la magie de son verbe dans des lieux où je n’irais jamais : le lit de la Lena, les rives du Baïkal, la Bouriatie, les steppes de Mongolie, le désert de Gobi, le Tibet et l’Inde. Le récit est d’une érudition admirable, truffé d’anecdotes truculentes, de références historiques, de détails géologiques, de considérations géopolitiques. Tesson est un conteur exceptionnel, un aventurier servi par un sens de l’humour souvent poétique, lequel lui permet de s’adapter à toutes les situations, tous les climats , toutes les rencontres. J’ai bivouaqué à ses côtés dans les forêts de Sibérie, il m’a murmuré : Entend la douce nuit qui marche. C’était magique...

Jeanne Lerrante — 11/01/2021

A. SOLJENYTSYNE-Story

A. SOLJENITSYNE-Post

Alexandre SOLJENITSYNE, Une journée d’Ivan Denissovitch-Pavillons poche Robert Laffont. Traduit du Russe par Lucia et Jean Cathala.


Publiée en 1962 sous l’ère de Khrouchtchev, Une journée d’Ivan Denissovitch est la première œuvre littéraire à fournir un témoignage du goulag. SOLJENITSYNE raconte la journée type du matricule CH-824: Ivan Denissovitch Choukhov. Le lecteur découvre la vie du camp à travers le regard du zek (détenu), un regard affûté, teinté de fatalisme et souvent empreint d’humour. La tragédie carcérale de la Russie stalinienne est dévoilée comme une suite linéaire d’inhumanités : le froid, la mauvaise alimentation, la méfiance et la peur de l’autre, la débrouille pour survivre. Dans cet univers-là, le travail forcé apparaîtrait presque comme une douce consolation. Lisons SOLJENITSYNE : « Choukhov releva la tête et fit: « Oh! » Le ciel était d’un pur! Et le soleil y avait grimpé, presque en haut de sa course. C’est merveilleux comme le travail fait passer le temps. Choukhov l’avait remarqué qui sait des fois:les journées, au camp, ça file sans qu’on s’en aperçoive. C’est le total de la peine qui n’a jamais l’air de bouger, comme si ça n’arrivait pas à raccourcir. »

Ce livre m’a semblé un prolongement naturel de L’axe du loup. Sylvain TESSON, au cours de sa marche sur les pas des évadés du Goulag, cite en effet à plusieurs reprises le héros de SOLJENITSYNE.

Jeanne LERRANTE — 13/01/2021

Victor REMIZOV Story

Victor REMIZOV Post

Victor REMIZOV, Volia Volnaïa, éditions Belfond. Traduit du Russe par Luba JURGENSON


Ce roman russe s’inscrit dans la continuité de L’axe du loup. Il m’a emmené à mille lieux de chez moi, en Sibérie orientale, dans la presqu’île de Rybatchi, dans un monde d’hommes plutôt rustres, chasseurs, pêcheurs, buveurs de vodka et conducteurs de gros 4x4. Dans ce monde-là, on s’injurie, on se bagarre et on sort les flingues pour calmer le jeu... ambiance virile garantie !
L’histoire met en scène un groupe de personnages (ils sont tellement nombreux et affublés de multiples surnoms qu’une liste récapitulative est fournie au début du roman) qui, selon la saison, se livre à la contrebande d’œufs de saumon ou de peaux de zibeline. Les autorités locales ferment les yeux sur ce commerce frauduleux moyennant une contrepartie financière. Le système fonctionne jusqu’au jour où un policier fraîchement nommé dans le secteur fait du zèle en voulant contrôler le contenu du coffre du tout terrain de Stepane Kobiakov, dit Kobiak. Ce dernier refuse d’obéir à l’injonction (sans doute inhabituelle) et s’enfuit dans la taïga. Le jeune sous-chef de la milice sentant son honneur bafoué fait remonter l’affaire jusqu’à Moscou. Une unité de forces spéciales est dépêchée sur place. Une chasse à l’homme s’engage dans le décor d’une Sibérie majestueuse. Le village perd sa tranquillité, il devient le théâtre de toutes les contradictions des hommes, contradictions qui trouvent un mode d’expression dans l’affrontement entre les partisans de Kobiak et ses détracteurs, chacun étant tiraillé entre désir de liberté et soumission au pouvoir. Et pourtant une seule et même devise semble les unir: Volia Volnaïa, « libre liberté ».
Le voyage est sublime... on suit Kobiak sur les chemins de la liberté, en traversant à pied l’immensité d’une taïga enneigée.

Volia Volnaïa est le premier roman paru en France de Victor Remizov. J'ai présenté, dans une chronique Instagram, son second roman: Devouchki. J’attends avec impatience son prochain opus.

Jeanne Lerrante — 16/01/2021

Dans les forêts de Sibérie

Dans les forêts de Sibérie... Sylvain Tesson m’a offert de fameux moments de lecture. J’ai tout aimé dans ce que j’ai lu : les rives du lac Baïkal, la cabane, la taïga, l’immobilité, la retranscription des tressaillements de la nature, les pensées du narrateur.
J’ai choisi de partager avec vous cette réflexion sur l’ermite : « Un ermite ne menace pas la société des hommes. Tout juste en incarne t-il la critique. (...) L’ermite se tient à l’écart, dans un refus poli. Il ressemble au convive qui, d’un geste doux, refuse le plat. (...) L’ermite accepte de ne plus rien peser dans la marche du monde, de ne compter pour rien dans la ´chaîne des causalités. Ses pensées ne modèleront plus le cours des choses, n’influenceront personne. Ses actes ne signifieront rien. (Peut-être sera-t-il encore l’objet de quelques souvenirs.) Qu’elle est légère cette pensée. Et comme elle prélude au détachement final: on ne se sent jamais aussi vivant que mort au monde! » J’ai copié ce passage dans un cahier, je le relis comme je réciterais un mantra, à chaque fois je me sens apaisée et c’est merveilleux.

J’ai beaucoup apprécié la bande dessinée alors même que je ne suis pas particulièrement amatrice de ce genre d’ouvrage. Les dessins de Virgile Dureuil offrent un bon support esthétique au récit de Sylvain Tesson. Le texte est fidèle au récit initial.

Je garde précieusement ces deux ouvrages dans la bibliothèque. Je les fréquente régulièrement. Je vais de l’un à l’autre en fonction du moment: le récit original apaise les heures mélancoliques des mauvais jours et la BD allège la pesanteur de mes nuits d’insomnie.

Jeanne Lerrante — 25/08/2020

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